Batoufam qui est une terre de Cultures qu’on ne présente plus a une gamme très diversifiée des richesses culturelles. Celle-ci est perpétuée par les villageois de génération en génération. Le natif Batoufam sera soumis au nombreux culte dont le tout premier et le rituel d’initiation. Il est la première phase du natif d’ici à s’imprégner de façon génique de sa culture, son identité et de ses racines. C’est en effet l’occasion pour l’adolescent de passer à l’adulte même s’il n’a que 2 ans. L’initiation est le tout premier grade, la toute première ascension que porte le Batoufam . Elle marque une traversée intergénérationnelle sur le plan des actions à mener par le jeune garçon, sa compagnie et ses fréquentations.

Très simplifié à nos jours, il existe depuis l’époque d’avant NANKAP. Tout premier Roi du Royaume _Tswefap_ . Après le coup d’État et le changement du nom du village en _Tswefap_ , les dignitaires de la cour du roi vaincu, les détenteurs de savoirs patrimoniaux, ancestraux, culturels et cultuels vont conserver le secret de prospection du royaume.
Le village connaîtra le chaos pendant des générations. Guerres territoriales, famine généralisée, crise épidémique, domination des territoires voisins,…
Il va falloir attendre la première moitié des années 1900, pour relancer le rituel. En effet, sous le règne de Fó FOTSIC , un voyant du village Bangou, nommé _Tiè_ _medjiô_ , viendra faire la révélation selon laquelle il fallait absolument renouer avec les racines, les ancêtres. Connaissant par divination les détenteurs respectifs du pouvoir rituel au rend desquels _Dzic mēug, Dzic nòjeh, Dzic tekap, Dzic kôtze_ … Pour apaiser la colère des dieux, il sera organisé le kag dans les années 1930 . Mais, la cérémonie ne fera pas long feu.
Il sera une fois de plus interrompu à l’aube des années de l’indépendance du Cameroun, marqué par les troubles indépendantistes tels que la guerre du “maquis “. En 1973, le rituel continuera avec fó TOUKAM, 13e roi de la dynastie NANKAP. Depuis lors, aucune interruption contrainte n’ a été faite et il continue aujourd’hui avec Fó NAYANG, qui l’a même d’ailleurs mondialisé.

Le rituel kag à Batoufam.
Par Armand FOTSO
Source : légendes orales.
Image : musée royal Batoufam
Recherche en cours : Nom du village qui existe avant la conquête NANKAP, année d’organisation du rituel sous fó FOTSIC.
















